Flambée du prix du gaz

295€ mégawattheure ! C’est le prix astronomique qu’à atteint le cours du gaz en Europe, ce lundi 22 août. Ce montant est 6 fois plus élevé que le prix enregistré il y a ne serait-ce qu’un an (46 euros le MWh.).  

Cette envolée du prix du gaz, entraîne inéluctablement une augmentation du coût de l’électricité sur les marchés ; pire encore, les spécialistes s’accordent pour dire que cette tendance risque de s’enliser dans les mois à venir.

Comment expliquer une telle hausse ? 

 En premier lieu, il est important de garder à l’esprit que le prix du gaz est réglementé par la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie). Les tarifs du gaz sont fixés de manière à protéger le fournisseur. Ainsi ,le prix du gaz en vigueur sur le marché couvre les frais de production, les coûts de transport, de stockage, d’approvisionnement et de commercialisation. Par conséquent, vous comprendrez facilement qu’en fonction des évolutions de l’environnement économique et politique, les prix peuvent fluctuer d’un mois à l’autre.

Ceci étant dit, la hausse des prix n’est toujours pas justifiée.

Parmi les facteurs jouant un rôle prépondérant dans la flambée des prix du gaz, vous trouverez la crise sanitaire. En effet, rappelons-nous qu’il y a à peine 2 ans, l’économie mondiale tournait au ralenti, pour ne pas dire s’était arrêté. Après quoi, les économies de tous les pays du globe se sont mises à redémarrer de manière quasiment concomitante. Les ressources énergétiques, ont soudainement été prises d’assaut ; et malheureusement le gaz ne déroge pas à ce phénomène.

Par ailleurs, en Europe, le « droit à polluer », plus communément appelé le « quota d’émission de CO2 » a explosé, ce qui entraine mécaniquement une surconsommation de gaz au détriment des énergies fossiles telles que le charbon.

Quels facteurs supplémentaires peut-on imputer à la flambée des prix du gaz ?

Si la reprise des économies mondiales est responsable du bond du prix du gaz sur le marché européen, elle n’en est pas la seule cause. En effet, les principales sources d’approvisionnement de l’Europe et de la France en matière de gaz, ne sont autres que la Norvège et la Russie.

C’est donc principalement sur le Kremlin que repose présentement la fourniture de gaz en Europe : plus essentiellement sur Gazprom, qui dispose d’un monopole sur les exportations via gazoduc vers le vieux continent.

On s’aperçoit alors très rapidement, que la flambée des prix du résulte du chantage énergétique de la Russie envers de L’Union Européenne, suite à l’ opposition de cette dernière à l’invasion de l’Ukraine. Ainsi, le géant Russe, Gazprom, a réduit de moitié les livraisons via gazoduc. 

Comment limiter la facture ?

           Sans être alarmiste, il n’est pas excessif de dire qu’ à l’heure actuelle, la situation est préoccupante. Si bien que pour tenter d’anticiper les risques de pénuries cet hiver, l’Union Européenne a mis sur pied un plan visant à limiter sa consommation de gaz d’au moins 15% par rapport à la moyenne des 5 dernières années sur la même période. Si cette mesure est pertinente, que se passera-t-il si l’hiver est un peu trop rude ? Les ménages arriveront-ils à suivre ?  Avec des directives visant à réduire leurs consommations énergétiques, les industries parviendront-elles à rester compétitives?

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